Monday, October 30, 2006

JOUR 6 DU TREK

Le 6ème jour fut un jour de repos , nous avons trouvé une petite plage dans le village où nous avons pu profiter de cette belle journée et nous reposer. Les jeunes en ont profite pour jouer dans l'eau Akash se rejouit de l'occasion qui lui est donne de faire toutes sortes de cabrioles dans l'eau Pendant que Lalu joue a la petite sirene sur son rocher Shiva est intrepide, il n'hesite pas a sauter dans le courant qui est fort a cet endroit. D'autres le suivent sans verifier la profondeur de l'eau a l'endoit ou ils sautent, je suis inquiet de les voir sauter ainsi, entrainer par l'intrepidite des amis. Mais il n'y a rien a faire pour arreter leur desir de sauter. Par chance il n'y aura aucun blesse D'autres, un peu plus sages se contentent des jeux de plage avec nos acrobates Joseph et Louis Ainsi ce terminait en douceur notre randonnee, A 14 h, après avoir pris le repas que vous savez, nous reprenions le bus qui nous ramenait apres 5 heures de route à Kathmandu. Le trek etait termine.

JOUR 5 DU TREK

__________________________________________________________________ Départ vers 8 heures pour descendre vers la vallée par le chemin des villageois. Nous avons en effet modifié notre trajet, pour quitter le chemin des trekkeurs et prendre celui des villageois qui nous amenera plus rapidement dans la vallee. Panta nous a prevenu que le chemin serait difficile et qu'il nous faudra etre prudent, le chemin est tres etroit parfois difficile a trouver au milieu des plantations et des autres chemins qui partent aux champs. Heureusement nos guides nous balisent bien la voie Notre ami Fabrice prend le temps de savourer sa descente et de contempler le panorama Graduellement les cultures réapparaissent et la température dans la vallée augmente rapidement et notre troupe en profite pour faire une halte et admirer le paysage

Ce fut un réel plaisir car les personnes rencontrées ne sont pas habituées aux touristes et sont plus ouverts, plus curieux, moins âpres à glaner quelques roupies au passage.

Nous avons ainsi parcouru des chemins difficiles, peu fréquentés, au milieu des champs de millet, des cours de ferme, ici vous pouvez voir que c'est la récolte du mais et que les grains sèchent au soleil sur des tapis de paille tressée

Nous avons aussi traverse des cours d'école, je me suis même retrouvé avec Flore dans une classe à donner un cours d'anglais au grand plaisir du prof qui était heureux d'avoir des spécimens parlant l'anglais et faisant parler ses élèves. Vous verrez ci dessous les locaux rudimentaires dans lesquels les enfants étudient, il n'y a pas de carreaux aux fenêtres, des bancs et des tables étroites, et le tableau: un simple rectangle noir peint sur le mur.

Nous croisons des maisons traditionnelles couvertes de paille, entourées de bananiers

Nous croisons pour la première fois des chevaux pour le transport des marchandises Nous arrivons enfin dans la vallée au bord du torrent, nous traversons les rizières ou les femmes moissonnent et dont les robes rouges éclatent de luminosité dans les champs de couleur paille Enfin la riviere que nous allons suivre encore durant une bonne heure avant d'arriver au lodge de Talamarang au bord du torrent. Ce lodge n'a pas le charme de ceux que nous avons connu jusqu'à date, il est situe dans un petit village, le long du chemin fréquenté par les bus et les automobiles, donc plus bruyant. Le restaurant du lodge est sur le toit, on y accède par un escalier qui ressemble plus a une échelle abrupte de meunier, Les jeunes se baignent déjà dans la rivière où ils avaient hâte d'arriver Le soir pour fêter la fin du trek nous avons droit à un peu de poulet dans notre Dalbat et nous terminons la soirée par les évaluations des cueillettes effectuées par les jeunes durant la journée

Notre jury est impitoyable, mais il a un tache ingrate pour départager les candidats qui nous offrent une variété de produits du terroir, car ils avaient a trouver des éléments le long du chemin. Ces éléments devaient répondre a certains qualificatifs, tels: vieux, rouge, bleu, jaune etc., et nous eûmes une pléthore d'objets passant par les fruits, les fleurs, même des animaux comme une araignée jaune (brr..j'ai la photo dans mes dossiers si vous y tenez vraiment), une cigale et bien d'autres encore.Le tout sous l'oeil de Frédéric qui se chargeait de traduire les commentaires du jury

Le lodge n'est pas assez grand pour héberger tout le monde, il va falloir se serrer a plusieurs dans le meme lit et j'aurai le plaisir de dormir sur le toit avec les étoiles.

JOUR 4 DU TREK

____________________________________________________________________ La nuit fut très froide, il devait faire à peine 5 degrés dans les chambres. Mon duvet qui est supposé supporter – 10 °C suffit à peine à me tenir au chaud. Les jeunes ne semblent pas avoir très bien dormi non plus. Tout le monde est debout à 5h30 pour observer le lever du soleil car c'est le seul moment où l'humidité ne bouche pas la vue. Nous pouvons apercevoir des sommets à plus de 6000m. En 15 minutes tout avait disparu car l'humidité de l'air se condensait en nuages Après notre porridge nous nous sommes rassemblés à l'extérieur pour la photo de groupe sous le regard peu souriant du propriétaire du lodge La troupe se remet en marche vers 8h30 pour une longue descente non stop jusqu'à Kutumsang (altitude 2400m) où les derniers arriveront vers 14 heures pour savourer le Dalbat régénérateur d'énergie. Nous retrouvons graduellement la végétation? Les cultures en terrasse et les habitations Le chemin de la descente n'est pas facile, on a parfois l’impression de suivre le lit desséché d'un torrent, ça ressemble à des éboulis de pierre et il faut être prudent. Nous croisons quelques ruines de ferme, quelques chevaux en liberté Et toujours des stupas de fabrication et de qualité différentes, souvent positionnées en des endroits où les vents peuvent emporter les prières écrites sur chacun des petits drapeaux. Nous arrivons vers 14h à Kutumsang après avoir pris le temps de savourer notre descente et de soigner nos pieds Et de nous réchauffer au soleil montant Nous allons enfin prendre une douche chaude car le lodge est équipée de panneaux solaires. Il ne faut pas attendre la nuit comme certains... Le fait d'être arrivés de bonne heure va permettre de profiter de l'endroit, la vue est magnifique, quel bel endroit pour faire sa vaisselle ou pour savourer son Dalbat. Claudine et moi sommes arrivés bons derniers de cette étape et il ne reste malheureusement plus de Dalbat....L'aubergiste propose de nous faire cuire une omelette et des pommes de terre sautées à la place. Après avoir longuement hésité nous avons du nous résoudre à accepter cette offre mais avec un regret difficile à cacher. Le reste de la journée est mis à profit pour faire des jeux extérieurs avec les jeunes qui sont encore plein d'énergie; Sous les yeux captivés de la fillette du lodge, peu habituée à avoir tant d'animation Après un coucher de soleil impressionnant, et une série de questions Quiz dans la salle de restaurant du lodge auxquelles tout nos jeunes participaient avec ardeur, nous retrouvons nos couches vers 8h30 pour être prêt à attaquer notre dernière descente vers la vallée.

JOUR 3 DU TREK

_______________________________________________________________ Au petit matin, la pluie a cessé on n'aperçoit les montagnes au loin, c'est vers elles que nous allons. Panta nous a prévenu que la journée sera difficile et pour nous motiver nous informe que les plus jolies filles du Népal nous attendent à l'arrivée.

La petite troupe se met en marche.

Nous commençons par visiter un petit monastère Tibétain, dont je n'ai malheureusement pas de photo et nous descendons ensuite dans un creux de vallée, nous traversons 2 ponts dont un vétuste et il faut une certaine dose de confiance aveugle pour le traverser

Nous nous arrêtons le midi pour notre cher Dalbat au Wild view lodge hotel

Le propriétaire surveille de près les opérations

Ensuite nous attaquons le plat de résistance du voyage, un dénivelé de 1500m, pour atteindre 3600 m d'altitude. Le paysage est somptueux, les rencontres toujours souriantes.

Nous croisons des petits moulins à grain qui permettent aux paysans de moudre leur millet, leur maïs.

Nous rencontrons aussi un animal peu connu des occidentaux: le buffle. Cet animal, contrairement aux vaches, n'est pas sacré, il est donc utilisé pour la production laitière et la viande. La plupart des familles en possède un qui est gardé à l'étable car ici il n'y a pas de pâtures, toutes les terres sont utilisées pour la culture du millet, du maïs et du riz en terrasse et ces animaux y feraient des dégâts importants.

Les paysans vont donc à la recherche de fourrage frais qu'ils apportent quotidiennement à leur animal, nous croisons d'ailleurs un groupe de jeunes femmes qui partent en ramasser.

On rencontre quand même de petits troupeaux de chèvres accompagnés de leur chevrier ou quelque fois un buffle accompagné de son vacher (? bufflier ça fait bizarre) qui contrôle que leurs animaux restent en dehors des cultures. Plus nous montons et plus la végétation change, nous arrivons dans des forêts de rhododendrons. Cet arbre prend ici des dimensions impressionnantes, il pousse dans des conditions de chaleur et d'humidité qui lui sont très favorables. Le guide nous indique que le trek de printemps est magnifique car tous les arbres sont en fleur et c'est une explosion de blanc, de rouge et de jaune. (Il faudra que nous revenions...)

L'humidité ambiante favorise la croissance des mousses et les arbres en sont couverts, les troncs ainsi que les branches. Cette vision dans une atmosphère brumeuse est inquiétante voire lugubre, on s'attend presque à voir apparaître un cavalier en armure et sans tête... (J'ai du voir trop de films d'épouvante) Notre troupe continue en s'étirant en longueur, les plus jeunes en avant et les moins en arrière. Pour permettre aux jeunes de progresser au même rythme, les sacs ont été repartis en fonction de leur force, mais ils ont l'esprit de compétition, ils courent en grimpant et doivent s'arrêter souvent pour reprendre leur souffle. On a beau leur dire de modérer leur rythme, c'est peine perdue, ils semblent avoir plus de "fun" à courir et à dépasser leurs camarades. Certains ont attrapé une petite chèvre égarée

Le chemin est difficile, il monte raide, chaque pas est une victoire vers le sommet et nous économisons le moindre de nos gestes. Plus nous montons et plus la température baisse et il faut nous couvrir. Nous terminons le trajet aprés 8 heures de marche, sous la pluie, la neige et la grêle....ouf il était temps qu'on arrive. Je n'ai pu prendre la photo du lodge que le lendemain quand le temps s'etait calmé.

Nous avons plaisir à nous réchauffer et à faire sécher nos vêtements auprès du poêle à bois qui est allumé dans la salle à manger du lodge.

Les chambres sont petites et froides et les jeunes doivent parfois se blottir à deux dans le même lit. Nous manquons de couverture, à cette altitude les petites couvertures que les jeunes ont apportées sont insuffisantes. Le propriétaire des lieux n'est pas très aimable, il propose des couvertures supplémentaires pour la somme de 100rs/ch. Tout coûte plus cher en altitude...Ca prendra toute la diplomatie de notre guide Panta pour l'amadouer et obtenir les couvertures gratuitement. Nous apprenons par la même occasion que les occidentaux ne doivent pas essayer de négocier avec les hôteliers et qu'il faut passer par le guide pour tout. Les prix changent suivant qu'on est Népalais ou touriste.

Et devinez quoi? Qu'avons nous mangé ce soir là avant d'aller rejoindre notre chambre froide ? Quant aux plus jolies filles du Népal....on les cherche encore!

JOUR 2 DU TREK

Le lendemain, debout à l'aube, déjeuner au porridge pour se donner des réserves pour la longue journée de marche. Le soleil est au rendez-vous , on commence à voir les montagnes au loin et les jeunes en profitent pour se faire photographier;

Nous avançons toute la matinée pour arriver le midi dans un village Sherpa situé dans les nuages et y prendre notre Dalbat national Le chemin continue ensuite jusqu'à notre prochaine auberge Tarkeyghyang où la pluie nous rejoint pour toute la soirée. Très belle auberge avec des beaux planchers aux planches larges et patinees, et des lits pour tout le monde, mais là encore un seul feu pour cuisiner. Nous profitons du point d'eau que vous voyez en avant de l'auberge pour faire notre toilette, qui, vu la température de l'air et de l'eau se résumait à se rafraichir le bout du museau et se brosser les dents. Le repas qui devait se prendre à l'exterieur sur les tables dressées à cet effet sera interrompu par la pluie et toute la troupe se retrouvera dans la cuisine ou regne une chaude ambiance difficile à quitter. Panta, notre guide, nous raconte que les femmes de la région ont la réputation d'être les plus jolies du Népal et qu'un roi, même, était venu en enlever pour les amener en son palais et en faire ses "favorites". Il me joue un tour en déclarant, faussement, à l'aubergiste que je trouvais qu'elle était la plus jolie femme que j'ai croisée depuis le début du trek.... gêne de part et d'autre.....maudit Panta.

Nous sommes tous fatigués par notre parcours et peu enclins à faire des activités sous la pluie froide et allons nous glisser rapidement au fond de nos duvets pour y trouver un peu de chaleur et de repos.

JOUR 1 DU TREK

Après nos 5 heures de voyage nous étions heureux de débarquer enfin de notre essoreuse ambulante.... on ne savait pas ce qui nous attendait..... Nous commençons par traverser un long pont suspendu, on se croit dans un film, nous embarquons d'un pas prudent en s'assurant de ne pas donner trop d'amplitude au mouvement...peine perdue... le pont ondule joyeusement et il faut apprendre à marcher en suivant les oscillations du pont....un peu plus et j'attrapais le mal de mer. Ce pont n'était que le premier d'une série dont certains très peu fréquentables à cause du bois vermoulu sur lequel nous devrions marcher A peine arrivés de l'autre côté, nous avons entamé la montée sur un petit chemin étroit qui grimpait très raide et pendant longtemps sous un soleil de plomb. Au bout d'une heure, 2 participants Indiens ont décidé d’arrêter, de redescendre dans la vallée et de retourner à Kathmandu: ils se sentaient à bout de force et fiévreux. Nous continuons donc sous les regards surpris et amusés des paysans pour qui ce trajet est quotidien et qui s'étonnent de nous voir peiner ainsi. Nous traversons quelques petits villages qui vivent en autosuffisance et dont les maisons sont fabriquées en pierre et couvertes de paille pour les plus anciennes et de tôles ondulées pour les récentes. Les jeunes sont étonnants, ils grimpent en courant comme des chevreaux, chaussées de tongues (gougounes au Québec) ou même pieds nus. Nous autres occidentaux, équipés de bonnes chaussures de marche, de bâton de marche, de bons sacs nous faisons piètre figure à leurs côtés. Nous avons grimpé 1200 m de dénivelé en 4 heures, nous sommes passés de 800 m à 2000m, les randonneurs en montagne parmi vous apprécieront. Nous arrivons le premier soir à Kakani vers 17h30, nous faisons notre toilette au seul point d'eau dans la cour, assistons à un beau coucher de soleil Et dînons dans la cour sous le regard de la pleine lune. J'ai une pensee pour la cuisiniere qui doit cuire le repas pour 50 personnes sur son petit poele a bois en pierre. Les jeunes indiens nous animent la soirée en improvisant des pièces de théâtre. A 8h30 tout le monde au lit, car il y avait assez de lits disponibles et.... pas besoin de berceuse.

Les Jeunes du trek

Voici une photo de notre petite troupe. J'aurais l'occasion de revenir avec des photos plus personnelles des jeunes dans la suite. Il y a une trentaine de jeunes Indiens et une quinzaine de Népalais. Les jeunes Indiens se connaissent déjà depuis de nombreuses années, parfois 10 ans et plus, et sont habitués à la vie de groupe. Le rugby leur a donné l'esprit d'équipe, de plus les cours de théâtre qu'ils ont reçu leur donne une confiance en eux, ils prennent facilement la parole, ne sont pas gênés de parler en public, participent facilement aux activités proposées et en proposent aussi. Nos jeunes Népalais étaient un peu intimidés par eux car, étant depuis moins longtemps dans l'organisation APC, ils n'ont pas encore eu le temps de développer autant de complicité et d’esprit d'équipe. Les jeunes Indiens ont su les inclure dans les activités.

Les accompagnateurs

Tout d'abord à gauche Raju que vous connaissez déjà, qui est le responsable du foyer Biya. Ensuite, Kamal, un jeune Népalais qui est venu donner un coup de main aux guides et aux cuisines, il saura aussi nous éclairer de ses connaissances lors de la visite des monastères. Kamal est professeur d'anglais dans sa vie quotidienne, il prend aussi des cours de français et me donne des cours de népalais. Tout fraîchement arrivés de France voici Flore et Enguerrand qui viennent travailler bénévolement pendant 6 mois pour APC, Flore est psychologue et Enguerrand ingénieur. Leur curiosité, leur spontanéité est un atout de plus que celle de leur formation. Leur coopération sera précieuse pour APC. Voici Frédéric, qui est représentant de l'association "Groupe Développement", association française qui a pour but, entre autres, la protection de l'enfance. Frédéric a déjà passé 10 ans de sa vie à Calcutta et a démarré l'association Ashalayam avec les Pères Don Bosco. Il est maintenant de retour en France pour s'occuper de différentes missions internationales. C'est grâce à lui que le trek a pu se concrétiser. Frédéric est un animateur, un organisateur hors paire, il adore les jeunes et c'est réciproque. Il a été la pierre angulaire de ce voyage.

Voici Claudine, l'ombre de Frédéric, ne dit-on pas que derrière tout grand homme il y a une femme.... et bien c'est elle. Claudine travaille comme volontaire pour l'association Ashalayam en France, s'occupe de levées de fond et prend son rôle très à coeur.

Nous avons aussi Fabrice, un jeune français qui étudie pour devenir éducateur et qui est venu vivre une expérience de terrain avec les jeunes indiens d'Ashalayam. Fabrice s'est occupé entre autres, d'assurer l'approvisionnement en sucreries durant le trek, les tenanciers de boutique avaient le grand sourire après son passage.

Voici maintenant notre duo d'acrobates et de jongleurs: Joseph et Louis , deux jeunes français étudiants en Commerce et qui veulent mettre un peu d'humanitaire dans leurs vies, ils ont déjà une expérience de travail volontaires au Pérou ; leur avenir sera peut-être dans le commerce équitable? Ils ont apporté avec eux leurs talents d'artistes du cirque et de rugbymen et leur collaboration a contribué à faire de ce trek un succès. Ils ont su s'occuper de tous ces jeunes une fois le parcours accompli, chaque soir dans chaque lodge en organisant des activités sportives.

Après s'être dépensé tant et tant un peu de repos leur fut nécessaire. Ne sont-ils pas "cute"?

Et enfin le dernier, moi-même, Gilles, qui s'est efforcé de rassembler les événements de ce trek.

Les Guides du trek

Avant de vous décrire le voyage, je vous présente les guides du trek. Tout d'abord, Panta, qui en est l'organisateur. Panta est un homme calme, doux et sans préjugés, il sait dire les mots d'encouragement nécessaires. Voici les guides éclaireurs. Leur tâche consistait à nous indiquer le chemin et à nous préparer l'accueil dans les lodges; ils partaient tôt chaque matin, au pas de course, dans la montagne, fléchaient le sol et cherchaient des lodges dans les villages rencontrés, pour nous accueillir le midi et le soir. Il faut savoir que les lodges ne sont pas habituées à recevoir 50 personnes d'un coup et qu’à priori ça leur faisait un peu peur, vu les moyens de cuisson rudimentaire au feu de bois qui y sont utilisés. Mais avec diplomatie et aussi en proposant leur aides les guides finissaient toujours par nous trouver un endroit convenable. Il faut savoir que nous n'étions pas les seuls trekkeurs en chemin et que d'autres voyageurs auraient pu arriver avant nous et s'installer dans les lodges et nous laisser dehors... Panta avait bien prévu son affaire.

Le départ du trek

Le voyage auquel je vous invite va durer 6 jours. Je vais successivement vous presenter notre depart, nos guides, nos volontaires, nos jeunes et notre cheminement tout au long de ces 6 jours. Le trajet se situe sur le circuit d'Helambu qui est a environ 80kms a l'est de Katmandou et a environ 5 heures de route. Le 6 octobre au matin, vers 7h00, nous, les volontaires et une douzaine de jeunes Népalais, avons quitté le foyer de Biya situé dans le quartier de Katmandou appelé Balaju. Nous sommes partis à pied pendant 1 Km jusqu'à la route principale où nous attendait l'autobus. Les sourires étaient sur toutes les lèvres, nous avions hâte de partir. Nous avons alors roulé 1 heure en traversant Katmandou pour aller chercher la trentaine de jeunes Indiens de l'association Ashalayam de Calcutta, qui nous rendent visite et qui vont faire le trek avec nous. On s'entasse à 50 dans le bus prévu pour 30 et dès que nous avons dépassé les limites de Katmandou le bus s'arrête pour permettre aux passagers debout d'aller s'installer sur le toit avec les bagages. Le beau temps étant au rendez-vous, tout le monde voulait aller sur le toit, surtout les occidentaux qui voulaient aller chercher là un peu d'exotisme. Un peu plus et tout le monde se serait retrouvé sur le toit et les bagages à l'intérieur. Après avoir roulé environ 2 heures sur la route en asphalte, nous avons fait un arrêt pour le repas pour manger le sempiternel Dalbat que nous n'allions pas quitter pour toute la durée du voyage. Pour ceux qui l'ignoreraient le Dalbat est la nourriture népalaise de base quotidienne, il est composé principalement de riz accompagné de quelques pommes de terre et d'épinards et le tout arrosé d'une sauce aux lentilles plus ou moins épaisse suivant les budgets; les Népalais en mangent 2 fois par jour. Aussitôt après le repas, nous quittions la route pour nous engager sur un chemin de terre très défoncé, à une seule voie et où la vitesse était d'environ 10 Km/h. Parfois lorsque nous rencontrions un autre véhicule, le chauffeur devait user de tout son savoir faire pour trouver un endroit où se garer pour le laisser passer. Tout se fait sans énervement et dans la bonne humeur. Nous avançons donc tranquillement, bringuebalé de droite à gauche avec une pensée pour nos amis installés sur le toit qui se font remués et qui doivent se méfier des fils électriques qui traversent la route. Malgré la route difficile, nous traversons une vallée fertile où l'on cultive le riz, où les bananiers poussent un peu partout et où la rivière est poissonneuse.