
_______________________________________________________________
Au petit matin, la pluie a cessé on n'aperçoit les montagnes au loin, c'est vers elles que nous allons. Panta nous a prévenu que la journée sera difficile et pour nous motiver nous informe que les plus jolies filles du Népal nous attendent à l'arrivée.

La petite troupe se met en marche.
Nous commençons par visiter un petit monastère Tibétain, dont je n'ai malheureusement pas de photo et nous descendons ensuite dans un creux de vallée, nous traversons 2 ponts dont un vétuste et il faut une certaine dose de confiance aveugle pour le traverser



Nous nous arrêtons le midi pour notre cher Dalbat au Wild view lodge hotel
Le propriétaire surveille de près les opérations
Ensuite nous attaquons le plat de résistance du voyage, un dénivelé de 1500m, pour atteindre 3600 m d'altitude. Le paysage est somptueux, les rencontres toujours souriantes.





Nous croisons des petits moulins à grain qui permettent aux paysans de moudre leur millet, leur maïs.



Nous rencontrons aussi un animal peu connu des occidentaux: le buffle. Cet animal, contrairement aux vaches, n'est pas sacré, il est donc utilisé pour la production laitière et la viande. La plupart des familles en possède un qui est gardé à l'étable car ici il n'y a pas de pâtures, toutes les terres sont utilisées pour la culture du millet, du maïs et du riz en terrasse et ces animaux y feraient des dégâts importants.


Les paysans vont donc à la recherche de fourrage frais qu'ils apportent quotidiennement à leur animal, nous croisons d'ailleurs un groupe de jeunes femmes qui partent en ramasser.

On rencontre quand même de petits troupeaux de chèvres accompagnés de leur chevrier ou quelque fois un buffle accompagné de son vacher (? bufflier ça fait bizarre) qui contrôle que leurs animaux restent en dehors des cultures.
Plus nous montons et plus la végétation change, nous arrivons dans des forêts de rhododendrons. Cet arbre prend ici des dimensions impressionnantes, il pousse dans des conditions de chaleur et d'humidité qui lui sont très favorables. Le guide nous indique que le trek de printemps est magnifique car tous les arbres sont en fleur et c'est une explosion de blanc, de rouge et de jaune. (Il faudra que nous revenions...)
L'humidité ambiante favorise la croissance des mousses et les arbres en sont couverts, les troncs ainsi que les branches. Cette vision dans une atmosphère brumeuse est inquiétante voire lugubre, on s'attend presque à voir apparaître un cavalier en armure et sans tête... (J'ai du voir trop de films d'épouvante)

Notre troupe continue en s'étirant en longueur, les plus jeunes en avant et les moins en arrière. Pour permettre aux jeunes de progresser au même rythme, les sacs ont été repartis en fonction de leur force, mais ils ont l'esprit de compétition, ils courent en grimpant et doivent s'arrêter souvent pour reprendre leur souffle. On a beau leur dire de modérer leur rythme, c'est peine perdue, ils semblent avoir plus de "fun" à courir et à dépasser leurs camarades. Certains ont attrapé une petite chèvre égarée
Le chemin est difficile, il monte raide, chaque pas est une victoire vers le sommet et nous économisons le moindre de nos gestes. Plus nous montons et plus la température baisse et il faut nous couvrir. Nous terminons le trajet aprés 8 heures de marche, sous la pluie, la neige et la grêle....ouf il était temps qu'on arrive. Je n'ai pu prendre la photo du lodge que le lendemain quand le temps s'etait calmé.

Nous avons plaisir à nous réchauffer et à faire sécher nos vêtements auprès du poêle à bois qui est allumé dans la salle à manger du lodge.

Les chambres sont petites et froides et les jeunes doivent parfois se blottir à deux dans le même lit. Nous manquons de couverture, à cette altitude les petites couvertures que les jeunes ont apportées sont insuffisantes. Le propriétaire des lieux n'est pas très aimable, il propose des couvertures supplémentaires pour la somme de 100rs/ch. Tout coûte plus cher en altitude...Ca prendra toute la diplomatie de notre guide Panta pour l'amadouer et obtenir les couvertures gratuitement. Nous apprenons par la même occasion que les occidentaux ne doivent pas essayer de négocier avec les hôteliers et qu'il faut passer par le guide pour tout. Les prix changent suivant qu'on est Népalais ou touriste.
Et devinez quoi? Qu'avons nous mangé ce soir là avant d'aller rejoindre notre chambre froide ? Quant aux plus jolies filles du Népal....on les cherche encore!