L'EQUIPE SANO BIROUA
Le 17/04/07
Notre aventure touche à sa fin, le temps passe très vite!
Durant ces dix derniers jours pas mal de choses se sont passées, nous avons même eu la chance de voir la beauté des campagnes népalaises, entre Bhaktapur et Ktm nous avons traversé bcp de petits villages traditionnels (ça change de Ktm), nous sommes sous le charme.
De retour à Biya le travail avance, même si les coupures de courant nous surprennent de temps en temps. C'est l'occasion pour laisser le matos électrique de côté et ressortir ces bons vieux ciseaux, rabots et autres outils manuels.
Entre temps nous faisons la rencontre d'Alexia, une jeune française, photographe,qui aide APC.
Un soir nous ( Alexia, Olivier et moi (Hug ou titi ;)) allons à la rencontre des enfants de rues (night feeling) avec Shiam, un népalais ex enfant des rues qui maintenant est éducateur à Kalimati.
Le « night feeling » consiste à rencontrer les groupes d'enfants qui dorment dans la rue, leur rappeler que des portes comme celle du foyer Kalimati leur sont ouvertes, soigner les petites blessures… Shiam est connu de beaucoup d'enfants et les échanges se passent bien.
Dans Katmandou les enfants des rues dorment en petits groupes, souvent accompagnés d'un chien qui les protège, tous les enfants que nous avons rencontrés étaient défoncés à la colle… cette soirée fut très marquante, avec eux nous passons du rire aux larmes, ils sont très durs, froids avec nous et finissent par nous serrer dans leurs bras (certain ont à peine 5 ans).
Cela m'a bien fait prendre conscience de l'énorme travail des asso comme APC… et dire que les jeunes de Biya avec qui nous vivons en ce moment, comme Prabin, Sunil, Aakesh et les autres qui sont plein d'espoir, plein d'humour, ont vécu de cette manière il y a quelques années… cela nous motive d'autant plus pour notre retour à Biya.
Nous bossons toujours sur les béquilles avec Bohwan et les jeunes, nous avons réalisé un modèle tout en bois car le problème avec l'alu ( bien qu'il soit plus léger et facile à travailler) c'est qu'il est très difficile de le plier de manière propre de plus une paire en alu coûte 800 roupilles alors que celle en bois coûte 350.
La réalisation d'une paire de béquilles en bois à l'atelier nous coûte en matière première (sans compter le tps passé) environ 270 roupilles, nous la proposons donc à M. Soete pour 330 roupilles. Il nous propose donc de faire signer un contra entre APC et la pharmacie qui achète en moyenne 4 paires de béquilles en bois par semaine.
La fabrication de ces béquilles est intéressante et pas si compliquée, la difficulté consiste à bien choisir le bois pour leur réalisation, pour cela Bohwan (qui bien qu'étant mécanicien à la base est également doué en menuiserie) et Budha pourrons aider Aakesh, Binod, Sunil…Il nous reste maintenant quelques jours pour continuer la formation à cette fabrication.
L'equipe sano biroua
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